Quel sont les symptôme d’une crise cardiaque ?

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Vous avez l’habitude de voir un parent ou un ami souffrir de crise cardiaque ? Mais, vous ne savez pas grand chose sur cette maladie ? On vous dit tout dans cet article !

Tout sur la crise cardiaque

Connue sous le terme médical comme l’infarctus du myocarde, la crise cardiaque est due à une oblitération d’une artère coronaire (vaisseau qui permet d’alimenter les muscles du cœur) provoquée par un caillot sanguin ou une athérosclérose. Elle correspond à une atteinte du muscle cardiaque. Le tissu musculaire cardiaque ne reçoit plus assez d’oxygène dès lors que le flux sanguin est ralenti ou bloqué. Cet état de chose conduit inévitablement à la nécrose du tissu musculaire cardiaque. Cette atteinte des tissus provoque d’énormes répercussions très importantes sur le fonctionnement du cœur ce qui pourrait conduire dans certains cas à l’arrêt cardiaque.

Plusieurs personnes pensent que la crise cardiaque touche plus les hommes que les femmes ce qui n’est pas avéré. Au contraire, les problèmes cardiovasculaires tuent près d’une femme sur trois et constitue même une plus grande menace pour les femmes que le cancer du sein. On remarque que ce phénomène est spécifiquement dû au manque d’information et de prévention, la méconnaissance des signes précédents un infarctus ainsi que la minimisation des risques cardiovasculaires dans la population féminine. Dans cet article nous vous emmènerons à apprendre encore un peu plus sur cet infarctus en abordant les causes, les symptômes, le diagnostic ainsi que les traitements.

Causes et facteurs de risques de la crise cardiaque

L’infarctus du myocarde (IDM) fait partie de l’une des complications majeures de l’athérosclérose des artères coronaires. Entre quarante et soixante ans, la crise cardiaque touche un homme sur cinq. Toutefois, elle concerne aussi et ceci de manière importante, le sexe féminin et le sujet plus jeune. En France, près de 30 % des décès enregistrés sont dû aux problèmes cardiovasculaires. Dans plus de la moitié des cas, aucun facteur de risque connu au moment de la survenance de l’infarctus n’a été détecté. Parmi les éléments pouvant favoriser l’infarctus, nous pouvons citer : l’hypertension artérielle, l’hérédité, le tabac, l’hyperlipidémie, l’hypothyroïdie, le diabète, ainsi que le stress. Certains infarctus myocardiques peuvent être dû à d’autres causes qui sont rares. Parmi elles nous pouvons citer :

  • La pratique d’un exercice sportif violent.
  • Une embolie coronarienne qui est connue comme la migration d’un caillot de sang formé ailleurs.
  • Un excès de globules rouges (polyglobulie consécutive notamment à une prise d’érythropoïétine).
  • Les autres affections coronariennes rares comme les maladies de Kawasaki et de Takayasu ou encore la péri artérite noueuse.

Les symptômes et complications

La majeure partie des personnes victimes d’une crise cardiaque ressentent durant les jours qui conduisent à l’infarctus certains symptômes. Le plus souvent, le symptôme auquel on fait face est une douleur thoracique encore appelée angine de poitrine. Cette douleur thoracique fait son apparition dès lors que le muscle cardiaque ne reçoit pas suffisamment d’oxygène, il s’agit en d’autres termes d’un trouble appelé ischémie. Au fur et à mesure que la crise cardiaque approche, l’angine peut subitement s’aggraver ou devenir encore plus fréquente. Parmi les symptômes de la crise cardiaque, on peut aussi avoir une manifestation d’une extrême fatigue ou encore un essoufflement.

Par ailleurs, pour les personnes souffrant au préalable d’une angine de poitrine, ils pourraient avoir d’énormes problèmes à faire la différence entre les symptômes de la crise cardiaque et la douleur qu’occasionne l’angine de poitrine. Il a été remarqué que les symptômes d’un infarctus du myocarde sont beaucoup plus persistants et intenses (généralement plus de 20 minutes) que ceux d’une angine de poitrine. Par ailleurs, l’utilisation des médicaments destinés à l’apaisement de l’angine ainsi que le repos permettent de soulager légèrement ou juste pour un temps les symptômes de la crise cardiaque.

Plusieurs personnes rapportent que lorsque la crise cardiaque est imminente, elles ressentent des mises en garde. L’atteinte peut être devancée par une sensation d’oppression thoracique, de douleur, de constriction du thorax ou encore de pression. La douleur peut aussi atteindre la mâchoire, le dos, un gras (généralement le bras gauche) ou encore votre épaule. Les battements de cœur peuvent subitement s’accélérer et avoir un rythme irrégulier. Malgré le fait que la douleur thoracique soit considérée comme un symptôme préliminaire de la crise cardiaque, on note que près de 20 % des personnes faisant un infarctus du myocarde ne ressentent aucune douleur thoracique.

On retrouve également d’autres symptômes qui sont susceptibles de se manifester parmi lesquels on peut citer :

  • L’anxiété
  • L’essoufflement
  • Une confusion mentale
  • La sudation
  • Des modifications temporaires de la vision
  • De la nausée et des vomissements
  • Une certaine sensation de tête légère

De plus, presque toutes les personnes souffrant d’un infarctus du myocarde, observent aussi une arythmie encore connue sous le nom de battements de cœur irréguliers. Il est important de savoir que certains de ces battements de cœur irréguliers sont sans danger alors que d’autres peuvent être source de graves problèmes voire même de la mort. En l’espace d’environ cinq minutes, un trouble du rythme cardiaque appelé fibrillation ventriculaire ou encore FV, peut conduire à la mort. Étant la principale cavité de pompage du cœur, le ventricule gauche palpite inutilement au lieu d’envoyer le sang dans le corps. Le manque d’apport en oxygène est l’élément qui explique ce dysfonctionnement. Les crises cardiaques ne sont pas toutes de cette gravité. En effet, certaines passent inaperçues ou sont malencontreusement mises sur le compte d’une angine de poitrine ou d’une brûlure d’estomac.

Il n’est pas aussi aisé de distinguer une crise cardiaque et une brûlure d’estomac comme vous pouvez l’imaginer de prime abord. Les renvois ainsi que les antiacides peuvent vraiment apaiser la douleur de la crise cardiaque même si elle revient très rapidement. Les personnes atteintes de l’angine de poitrine sont souvent munies de la nitroglycérine en pilules ou en aérosols. Ce médicament soulage provisoirement la douleur. Néanmoins, il ne soulage pas la gêne thoracique qui est la cause de la majorité des crises cardiaques. Il vous revient de faire preuve de sens commun. Lorsque vous remarquerez que la gêne devient pire que d’habitude ou qu’elle est différente, vous devez consulter votre médecin.

Le Diagnostic

En associant une douleur caractéristique à la prise de la tension ainsi qu’à la diminution de l’écart entre la pression minimale et maximale, on remarque une chute de la pression artérielle comme la tension qui passe de 16/8 à 13/10. Les bruits du cœur sont rapides et sourds lors de l’auscultation cardiaque. La perte d’efficacité de la pompe cardiaque est l’élément provoquant une accumulation de sang au niveau des poumons. De plus, un infarctus du myocarde peut s’accompagner d’un œdème aigu des poumons. Dans ce cas, le médecin fera mention d’une coloration bleutée des lèvres et des doigts du patient. Une fièvre modérée pourrait faire son apparition 24 heures après le début des troubles et s’arrête quelques jours après.

Simplement avec un stéthoscope, un médecin peut vous dire beaucoup de choses sur l’état de votre cœur. Néanmoins, en cas de crise cardiaque, l’examen standard réalisé est l’électrocardiographie ou encore appelé ECG. À l’aide des électrodes attachées sur le thorax, les signaux électriques émis par le cœur sont enregistrés. Les différentes parties du tracé qui sont présents sur l’ECG sont des éléments qui donnent des renseignements au médecin sur les différentes parties du cœur. À l’aide de cet enregistrement graphique, ce dernier pourra ensuite localiser le problème et savoir s’il s’agit d’un dommage persistant.

Notons qu’il existe aussi d’autre procédés comme le fait d’analyser le sang pour pouvoir révéler la présence d’une crise cardiaque en mettant en lumière une protéine qui est libérée lorsque certaines cellules cardiaques meurent. En faisant cet examen, on se donne la possibilité de pouvoir éliminer d’autres trouves qui sont d’habitude confondus avec un infarctus du myocarde comme la pneumonie ou encore la migration d’un caillot de sang dans un poumon.

Les traitements et prévention

La démarche axée essentiellement sur la prévention d’une crise cardiaque permet de repérer et ainsi freiner les facteurs de risque comme l’obésité, le tabagisme, les régimes alimentaires à forte concentration en graisses ainsi que le taux élevé de cholestérol.

En discutant avec votre médecin, vous apprendrez plus sur les facteurs de risques ainsi que les aspects de votre mode de vie que vous pourrez notamment changer comme :

  • Songer à définitivement abandonner le tabagisme.
  • La pratique d’une activité physique qui devrait comporter des exercices réguliers dans la routine quotidienne. Elle aura pour but de favoriser votre perte de poids corporel et ainsi baisser votre taux de cholestérol.
  • La mise en place d’un régime alimentaire qui devrait engendrer la consultation d’un nutritionniste à propos des aliments santé susceptibles de contribuer aussi à la baisse de votre cholestérol.

Toutefois, toute personne éprouvant des symptômes évocateurs d’une crise cardiaque devrait appeler sans délai une ambulance. Plusieurs traitements reconnus efficaces, y compris les médicaments thrombolytiques connus encore comme les « destructeurs de caillots » sont disponibles pour les personnes victimes de crise cardiaque. Toutefois, ils doivent être administrés rapidement à la victime. On rapporte que la moitié des morts causées par un infarctus du myocarde surviennent dans les 3 à 4 heures suivant l’apparition des symptômes. Selon l’hôpital où vous irez, vous pourrez être directement conduit au centre de cathétérisme cardiaque dans le but de subir une angioplastie. Cette intervention chirurgicale consiste à introduire un minuscule ballon gonflable pour pouvoir détruire immédiatement le caillot. Il est primordial de pouvoir se rendre rapidement à l’hôpital dès que vous ressentez les symptômes. Vous augmenterez à coup sûr vos chances de survie.

Pendant une crise cardiaque, l’hôpital a pour tâches primordiales d’arrêter le dommage que subissent les cellules cardiaques en rétablissant le débit sanguin, et aussi s’occuper des complications comme la fibrillation ventriculaire. Le premier médicament qu’une personne reçoit lors de son entrée à l’hôpital est l’acide acétylsalicylique ou encore AAS sous forme de comprimé. Elle a pour but d’entraver la fonction des plaquettes qui, dans la formation d’un caillot de sang, jouent un rôle prépondérant. Elle permet aussi de prévenir une plus grande obstruction des artères. D’autres médicaments sont habituellement donnés pour diminuer la charge de travail du cœur, prévenir la formation d’autres caillots ou encore dissoudre le caillot présent. Un masque à oxygène est parfois appliqué pour aider le patient à mieux respirer et aussi favoriser l’accroissement de la proportion d’oxygène dans le sang. Pour pouvoir arrêter la fibrillation ventriculaire, un dispositif appelé défibrillateur qui est composé d’une paire d’électrodes de haute tension est appliqué sur le corps dans le but d’envoyer un choc électrique au cœur.

Habituellement, un ou deux jours de repos sont nécessaires après une crise cardiaque. Toutefois, en étant alité pendant une longue période, vous pourrez empêcher le cœur de recouvrer sa vigueur parce que la dépression ou la nervosité qu’on éprouve naturellement dans ces circonstances ne font que s’empirer. La majeure partie des personnes touchées sont capables dès le troisième jour de faire quelques pas. Néanmoins, elles doivent veiller à ne pas soulever des objets lourds pendant un certain moment ou encore produire un effort intense. Le clopidogrel ou un traitement médicamenteux par l’AAS est habituellement prescrit pour prévenir la coagulation du sang. Vous pourrez aussi prendre d’autres médicaments comme des bêtabloquants ou inhibiteurs de l’ECA. Ces différents médicaments aident à baisser la charge de travail du cœur mais aussi faciliter la circulation du sang expulsé du cœur.

Même en ayant un taux de cholestérol situé dans la plage normale, la prise des médicaments contre le cholestérol peut s’avérer importante. En se basant sur le risque d’avoir une autre crise cardiaque, votre médecin formulera des recommandations au sujet de ces différents médicaments. Comme indiqué plus haut, l’abandon du tabagisme revêt d’une importance capitale dans la prévention de la crise cardiaque. En effet, l’infarctus du myocarde est la complication d’une insuffisance coronaire et la meilleure manière de la prévenir est de tout faire pour éviter les facteurs de risque d’insuffisance coronaire comme le tabagisme.

En choisissant un traitement précoce pour une crise cardiaque, l’objectif visé est de pouvoir rétablir le débit sanguin et ainsi préserver le muscle cardiaque. En effet, après une crise cardiaque, le patient aura besoin des soins post-IM ou encore soins de réadaptation pour pouvoir favoriser la guérison du cœur et ainsi prévenir les crises ultérieures. Plusieurs programmes de réadaptation destinés aux personnes souffrant d’une maladie cardiaque peuvent être faits à l’hôpital. Ces divers traitements peuvent se poursuivre pendant des semaines voire des mois une fois le patient de retour chez lui selon la gravité de la crise cardiaque. La prise en charge post-IM est constituée d’un traitement médicamenteux, des soins psychologiques ainsi que des changements apportés à son mode de vie.

Enfin, après avoir survécu à une crise cardiaque, certaines personnes souffrent des troubles psychologiques associés à la colère ou à l’anxiété ou encore de dépression. Les programmes de réadaptation permettent en quelque sorte d’offrir de l’aide dans ces domaines et aussi procurer un soutien ainsi que des services de consultation aux personnes qui pourraient en avoir besoin. Bien qu’étant une expérience très effrayante, la crise cardiaque n’empêche pas les personnes qu’elle touche de pouvoir reprendre normalement leurs activités.